Throw Me Anywhere

Le spectateur pénètre dans un espace sombre et découvre un bassin circulaire rempli d'une eau noire. Une plume tombe du plafond. Elle s'apprête à toucher la surface de l'eau, la lumière s'éteint. La lumière se rallume, la plume tombe de nouveau. La lumière s'allume, s'éteint, magnifie la chute de cette plume qui finit par disparaître traversant le miroir d'eau. Elle laisse comme seule trace de sa présence une légère ondulation. Par évocation, cette plume en chute perpétuelle, représente la destinée humaine.
Dans le livre des morts égyptiens, le cœur du défunt est pesé. Celui-ci se doit d'être aussi léger que la plume de la Loi de la déesse Maât, preuve d'une existence accomplie.


 

Troubled So Hard

Une lampe suspendue oscille de droite à gauche. Seule source de lumière dans la pièce, elle dessine une trajectoire lumineuse fugitive qui se dissipe dans les ténèbres. À chaque extrémité de sa courbe, l'ampoule éclaire brièvement des personnages holographiques. Ces personnages s'effondrent au sol, chutent indéfiniment. Le passage rapide de l'ampoule ne permet pas de voir leur chute en entier. Quand l'ampoule les quitte, le temps cesse de s'écouler. Chaque nouveau balancement permet de contempler un peu plus longtemps leur abandon.
Soudain le temps se ralentit. La lampe réelle réduit brutalement sa vitesse, les personnages chutent dans un extrême ralenti, dans un temps étiré, presque suspendu. L'image virtuelle devient tangible, le ralentissement du temps plonge dans un état contemplatif d'une réalité hallucinée, transfigurée.

 

I Couldn't Hear Nobody

Les spectateurs entrent et contemplent devant eux un espace vide. L'intensité lumineuse vacille et plonge la pièce dans de très courts temps de noir. Soudain, la pièce vide il y a un instant est meublée d'une table, d'une chaise, d'un lit. Cette pièce est devenue l'intérieur d'un appartement.
On aperçoit un personnage qui flotte figé en l'air. La lumière vacille de nouveau et s'éteint une fraction de seconde dans un bourdonnement sourd.
La lumière se rallume, la pièce est vide.
Le phénomène se répète plusieurs fois.
Dans cette pièce la perception du spectateur est violemment troublée par cette alternance entre absence et présence de ce monde fantomatique, comme si la vacuité s'invitait en toutes choses à chaque instant. Ce personnage est une allégorie de la condition humaine dans sa solitude.

 

Plus loin
Cie Vivre dans le feu - Louise Lévêque / Cie 14:20

Plus loin est une bibliothèque, vivante, bouillonnante qui cherche à s’adresser aux visiteurs. Mais peut-être les mots ne sont que des rêves, et les personnages à l’intérieur des livres déjà des fantômes ?
Cette bibliothèque porte en elle la contradiction permanente entre la parole et le silence du monde. Elle propose un chemin, au bout de cette route, une rencontre.

 

Impressions

Cette installation propose une expérience unique entre visible et invisible. Le spectateur, immergé dans un dispositif magique, laisse la trace de ses mouvements dans l’espace. Son image se démultiplie, ses actes laissent des empreintes dans le temps, impressions fugitives vouées à la disparition.

 

Horizons
Louis Debailleul / Cie 14:20

Quand la matière est travaillée, polie, fondue,
elle disparaît ...
Devient autre chose...
Alors dans l'illusion propre à la peinture, la surface s'ouvre, la profondeur survient, la couleur s'illumine.
Un mouvement sourd, implicite est né.
La lumière s'incarne dans la matière colorée du tableau, une forme semble apparaître, se fixer dans son contour, au moment même où l'on pourrait la saisir, elle s'évanouit, retourne dans l'infini des possibles, s'abolit dans ce rayonnement primitif.
Respiration d'un monde à un autre, passage du non existant à l'existant, cette vibration éclatante constitue une matrice d'où vont surgir ensuite des paysages, épures d'un espace à la fois intérieur et extérieur.

 

Echos

Echos propose au spectateur de dialoguer avec son ombre et de danser avec elle. Un dispositif inédit, permet ici à l’ombre de se séparer des mouvements du corps, de se colorer, se transformer et prendre son autonomie. Le cours du temps bascule, notre ombre nous regarde, prends son temps, nous devance.

 

L'ombre en mouvement

Cette installation offre une nouvelle perspective sur la thématique de la nuit perçue comme une force qui modifie les corps et le temps, une figure étrange qui s’insinue jusqu’à l’intime et pousse à la métamorphose. Ici c’est le corps du spectateur qui s’inscrit dans cette nuit, moment privilégié duquel tout renait transformé.
L’installation interroge la perception des mouvements du temps.
Le spectateur est immergé au cœur d’un des dispositifs du spectacle « Notte ».
On y retrouve la danse d’Aragorn Boulanger qui dialogue avec le visiteur.

 

Cie 14:20
www.1420.fr